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Trek-Alpinisme : Maroc 2010 - Haut Atlas

Poster de l'expĂ©ditionPoster de l’expĂ©dition

La version non redimensionnée est ici

Ascension du Jbel Toubkal, le sommet de l’Afrique du nord. Comme une prĂ©paration Ă  un 2Ăšme volet Ă  venir dans les sphĂšres chaudes (certainement le Kilimandjaro).

Cela faisait 3 ans que mon pĂšre m’en avait parlĂ© pour la premiĂšre fois. “Tu sais qu’il existe un sommet de plus de 4000 mĂštres au Maroc” m’a t-il dit. Tout ceci n’était restĂ© jusqu’alors qu’une hypothĂ©tique ascension lointaine.

En effet, notre projet Islande 2010 avait du plomb dans l’aile !! Nous n’avions pas prĂ©parĂ© grand chose et financiĂšrement le sĂ©jour semblait un peu lourd. L’avenir nous donnera raison avec le problĂšme de l’éruption des volcans islandais en Mars 2010 qui immobilisa le trafic aĂ©rien durant plusieurs semaines.

Nous avons donc choisi de nous tourner vers ce sommet mythique de l’Afrique du nord. Culminant du haut de ses 4167 mĂštres au milieu de la chaĂźne de l’Atlas, ce sommet est plantĂ© en pleine terre berbĂšre Ă  l’intĂ©rieur du parc national qui porte son nom. Il est situĂ© Ă  63 km au sud de Marrakech, dans la province d’Al Haouz.

31° 03â€Č 43″ Nord 7° 54â€Č 58″ Ouest

Le Haut Atlas comporte deux types de climats montagnards.

L’un est subtropical ocĂ©anique: et se manifeste sur les versants nord et sud de la partie occidentale (jusqu’au Jbel Toubkal) ainsi que le versant nord de la partie centrale (du Toubkal jusqu’à Imilchil). ExposĂ©s aux perturbations venant de l’Atlantique, le climat est relativement humide avec des prĂ©cipitations espacĂ©es mais parfois diluviennes. Il tombe entre 600 et 1000 mm d’eau par an en moyenne. La sĂ©cheresse estivale, entrecoupĂ©e de rares orages, est intense. L’enneigement est gĂ©nĂ©ralement tenace au-dessus de 2 500 Ă  3 500 mĂštres de novembre Ă  avril et peut persister de septembre Ă  juin pour les hauts sommets (avec de grosses variations selon l’exposition). Quelques riviĂšres ne sont jamais assĂ©chĂ©es (asif Melloul, oued n’Fis, oued Tessaout
), alimentant de fertiles bassins d’altitude : AĂŻt Bou Guemez, Imilchil
 Ces conditions permettent l’existence de la forĂȘt (pins, chĂȘnes verts, thuyas
) mais celle-ci dĂ©cline Ă  cause du triple effet de l’assĂ©chement du climat, de la surexploitation (chauffage et construction) et du sur-pĂąturage ovin-caprin.

L’autre climat est semi-dĂ©sertique continental: il se manifeste sur le versant sud de la partie centrale (du Toubkal Ă  Imilchil) et toute la partie orientale (au-delĂ  d’Imilchil), avec des amplitudes thermiques marquĂ©es. Ici, s’étendent de hautes steppes, des dĂ©serts de pierres et plus rarement de sable, et quelques vallĂ©es pourvues en eau oĂč l’agriculture, trĂšs localisĂ©e, est possible. La forĂȘt est quasi absente. Ce climat est identique Ă  celui que l’on trouve au niveau des montagnes Rocheuses des États-Unis.

Finalement les températures se révÚleront clémentes car nous avons eu en moyenne autour de 15 à 20°C et au plus bas -7°C durant la nuit passée à la belle étoile au pied du Toubkal.

La tempĂ©rature dĂ©croĂźt avec l’altitude. La diminution moyenne est de 0,4 Ă  0,5 °C par 100 mĂštres d’élĂ©vation
 (contre 1°C/100m sous nos latitudes) C’est pour cela qu’en Ă©tĂ©, il fait bon randonner dans le Haut-Atlas.

07h00

Nous prenons le train tout les trois en direction de Paris depuis Brive-la-Gaillarde. Nous sommes moyennement chargés et nous avons que quelques mÚtres à parcourir pour aller à la gare.

11h20

ArrivĂ©e Ă  la gare d’Austerlitz, il y a comme une routine qui s’installe
 On s’engage dans le mĂ©tro mais pour une fois nous dĂ©cidons de passer par le pont de Rungis pour aller Ă  Orly.

12h30

Un peu en avance Ă  la gare, nous avons pleinement le temps d’apprĂ©cier un diner qui n’a d’exceptionnel que le prix. Pour se rendre l’attente plus agrĂ©able, nous achetons une revue sur la photographie. C’est la premiĂšre fois qu’Aline prend un avion de ligne !

15h20

Envol vers Marrakech, Aline est baptisée.

23h50

ArrivĂ©e Ă  l’aĂ©roport de Marrakech, nous avons perdu une heure en route avec le dĂ©calage horaire. Nous allons passer la nuit entiĂšre Ă  l’aĂ©roport, pas terrible comme premier contact avec le continent africain. Aline arrivera tout de mĂȘme Ă  aligner 1 Ă  2 heures de sommeil, ce qui constitue en soi dans les conditions prĂ©sentes une vĂ©ritable performance !!

7h00

Enfin, c’est la fin du calvaire
 Mais bon prenons les choses du bon pied, il est tĂŽt et le climat dehors est frais ! Nous commençons nos investigations dans l’optique de trouver le taxi qui nous emmĂšnera au pied de l’atlas. Ayant Ă  peine eu le temps de le dire, un conducteur de taxi avec un habit dans le plus pur style berbĂšre nous propose la course en marmonnant “Imlil !!”. On nous avait prĂ©venu qu’il Ă©tait impĂ©ratif de nĂ©gocier, difficile pour nous 
 ce n’est pas dans notre Ă©ducation d’europĂ©en de nĂ©gocier tout achat. Enfin je me lance Ă  proposer 120 dirhams pour la course vers Imlil. Visiblement mon interlocuteur semble choquĂ© de ma proposition. Et il rĂ©torque “700 dirhams pour tout le monde Ă  Imlil DIRECT”, en insistant bien sur ce dernier mot. Nous discutons ensemble mais le prix semble bien plus Ă©levĂ© que ce que l’on attendait. D’autres conducteurs de taxi autour de lui nous lance une avalanche de “c’est un bon prix, c’est un bon prix”. Devant notre empressement jumelĂ© avec notre envie de quitter cette ville dont l’effervescence nous fatiguait, nous finissons par accepter son offre. Nous sommes pressĂ©s d’en finir et de ne plus parler d’argent et d’ĂȘtre au grand air !!

Nous chargeons les bagages dans le taxi flambant neuf de marque “Mercedes” (ironique) et c’est parti. Notre conducteur parle un français parfait, du coups il nous offre une mine de renseignements sur le Maroc et l’atlas. AprĂšs la ville marocaine typique ornĂ©e de ses couleurs chaudes, de grandes lignes droites se dressent Ă  travers un paysage aride mais tout de mĂȘme cultivĂ©. AprĂšs la ville d’Asni (derniĂšre vraie ville avant l’atlas), les routes deviennent une succession de lacets dans les contreforts marocains. De temps en temps on aperçoit les petits villages berbĂšres typiques qui s’intĂšgrent Ă  merveille Ă  ce paysage rouge-orangĂ©.

Nous venons de dĂ©passer le panneau d’Imlil, le taxi s’arrĂȘte et parle avec des gens qui attendent sur le bas cotĂ©. Quelques minutes plus tard, un homme arrive pour discuter avec nous. Nous payons le taxi et le remercions de nous avoir arrangĂ© le coups
Cet homme est guide, il nous propose de boire un thĂ© chez lui pour discuter de ce qu’on dĂ©sire faire dans l’Atlas. La moitiĂ© de nos bagages sont dans sa voiture et l’autre sur une mule, nous nous dirigeons chez lui. Le lĂ©gendaire accueil marocain se concrĂ©tise : du thĂ©, des galettes avec du miel Ă  la figue, de l’huile d’olive et du beurre. C’est un rĂ©gal. Mais une mauvaise nouvelle nous attend, les cols sont trĂšs enneigĂ©s (Tizzi n’test) et il est impossible avec une mule de faire le petit tour du Toubkal. Ainsi il nous propose une boucle de 7 jours qui emprunte des vallĂ©es au nord du Toubkal sur des altitudes plus modestes. Nous sommes d’accord et notre muletier Lahcen nous attendra avec la mule pour 11h.

11h00

Petits villages de montagnePetits villages de montagne

La mule est prĂȘte, nous faisons connaissance avec Lahcen. Il ne parle que le berbĂšre et l’arabe, il baragouine cependant quelques mot de diverses langues mais il est difficile de pleinement se comprendre. Nous demandons au guide s’il est possible de faire le plein d’essence (pour le rĂ©chaud). D’aprĂšs lui il est possible de le faire que sur Asni, il nous fera passer la bouteille pleine au prochain village carrossable. La marche dĂ©bute par une superbe pente sous une canicule de plomb, petite mise en bouche un peu violente.

Un habitat regroupéUn habitat regroupé

Nous passons notre premier col sans ĂȘtre gaillards. En France le climat est particuliĂšrement froid, et ici on ne peut pas dire qu’il fasse vraiment frais
 Cette variation thermique si soudaine nous a bien fatiguĂ©s. Surprise au col : il y a un bar amĂ©nagĂ© et des vendeurs de bijoux. VoilĂ  qui est plutĂŽt inattendu ! Aline a beaucoup de mal Ă  expliquer au vendeur qu’elle ne porte pas souvent de bijoux
quelques minutes plus tard nous voila arrivĂ©s au village de Tachedirt.

Est il prudent de stationner ?Est il prudent de stationner ?

15h00

Nous arrivons dans un gĂźte. Abdel-Aziz (le gardien), Lahcen et nous prendrons le repas tous ensemble sous une chaleur encore bien pesante. Aline en profitera pour faire la sieste et rĂ©cupĂ©rer pendant que GĂ©rard, Abdel-Aziz et moi-mĂȘme faisons l’ascension vers un village voisin. Impossible d’en sortir sans prendre le thĂ© chez un villageois.

Petite epiceriePetite epicerie

18h00

En rentrant, nous prendrons un bon repas et la soirĂ©e s’écourtera vers 21h dans une chambre au confort plus que spartiate.

Gite Ă  TachedirtGite Ă  Tachedirt

GérardGérard

Nous partons aprĂšs avoir prĂ©parĂ© la mule et immortalisĂ© notre passage chez Abdel-aziz. Le panneau solaire censĂ© charger les piles pour l’appareil photo est inaugurĂ© (grĂące au prĂȘt de ficelles par Lahcen), il prend dĂ©sormais place sur le dos de la mule pour profiter d’un ensoleillement maximum. Nous l’appellerons la Mule solaire !

Abdel-azizAbdel-aziz

RuelleRuelle

Nous traverserons plusieurs villages tel que Ouanesekre, puis Ikkiss, Amskere, Arf, Limska et enfin Imiourhlad et cela dans un milieu quelque peu aride. Nous passons de vallĂ©e en vallĂ©e, et toutes ont les mĂȘmes caractĂ©ristiques : trĂšs vertes auprĂšs des oueds (riviĂšre ou fleuve) ou telets (ruisseau) et aride au dessus des villages qui bordent les points d’eau.

L'irrigation est indispensable dans les vallĂ©esL’irrigation est indispensable dans les vallĂ©es

Village typique de l'AtlasVillage typique de l’Atlas

Dans chaque village traversĂ©, les enfants nous demandent bonbons, stylos, chocolat ou argent. Parfois ils marmonnent “photo, photo !!”. Inutile de les prendre en photo car en berbĂšre photo semble signifier lunettes. De surcroit dans ces villages reculĂ©s beaucoup de berbĂšres sont superstitieux : ils ont peur de se faire capturer leur Ăąme lorsqu’ils sont photographiĂ©s.

Marcheuse avertieMarcheuse avertie

Nous avons put admirer les premiĂšres cultures Ă  Ă©tage avec un systĂšme d’irrigation spectaculaire de plusieurs kilomĂštres de long. Des trappes en fer permettent de choisir les cultures que l’on souhaite irriguer en contrebas, un systĂšme qui autorise une rĂ©gulation prĂ©cise de l’eau.

Des cultures à étageDes cultures à étage

Il y a deux mules, devinez lesquelles ?Il y a deux mules, devinez lesquelles ?

Sur le trajet nous avons bu le thĂ© chez une famille dont l’accueil a Ă©tĂ© particuliĂšrement chaleureux. Avec notre muletier Lahcen nous arrivons Ă  mieux nous comprendre, ce qui nous donne l’occasion de bonnes blagues.

L'Ă©levage est rĂ©pandu dans l'AtlasL’élevage est rĂ©pandu dans l’Atlas

Un acqueduc moderneUn acqueduc moderne

Le güte dans lequel nous passerons la nuit est plus luxueux que celui d’hier.

DĂ©part d’Imi Ourhlad fulgurant car la mule a dĂ©cidĂ© une fois attelĂ©e de nous mener un rythme d’enfer. La cĂŽte qui permet de sortir du village aura raison d’Aline qui est dĂ©jĂ  Ă  moitiĂ© morte !! Durant le trajet on croise vers 10h les enfants qui partent Ă  l’école. Lahcen attrape la mule pour lui faire ralentir un peu la cadence. Il faut mĂ©nager Aline pour qu’elle finisse les journĂ©es dans de bonnes conditions, pour mon pĂšre et moi c’est une ballade de santĂ© Ă  peine qualifiable de randonnĂ©e. Aline semble satisfaite du nouveau rythme et la mule aussi car elle ne pense qu’à manger.

Des couleurs vives !Des couleurs vives !

Nous marcherons vers Taddert, puis vers Agouinane, et nous nous arrĂȘterons vers AĂŻt AĂŻssa. C’est une journĂ©e de brume qui a beaucoup de mal Ă  s’en aller jusqu’à midi. La journĂ©e est fraiche et la mule solaire est donc moins efficace. Le midi nous mangerons sur le chemin avec passage de chĂšvres oĂč nous aurons notre premier contact avec les fourmiliĂšres marocaines. En allant sur une colline au dessus du chemin, nous apercevrons les 1er sommets de plus de 3000 mĂštres avec un enneigement relativement important. Lahcen fait sa grosse sieste journaliĂšre puis nous reprenons la marche. Nous traversons de sublimes villages dans des vallĂ©es oĂč la roche prend des couleurs changeantes du rouge au turquoise en passant par le vert. Nous savions que la gĂ©ologie Ă©tait riche : c’est une merveille pour les yeux.

La végétation est rustiqueLa végétation est rustique

En fin de soirĂ©e, mon pĂšre et moi partons faire une petite excursion de 2-3 h vers un sommet proche de 2500m. Nous sentions que nous n’avions pas assez marchĂ©. Aline reste au gite et fait connaissance avec 2 bretons (Isabelle et Sylvain), ainsi qu’avec des suisses qui sont prĂ©cĂ©dĂ©s d’une caravane impressionnante (guides, muletiers et cuisiniers).

Une géologie variéeUne géologie variée

Au soir dans le gĂźte nous prendrons notre premier repas berbĂšre : un tajine omelette avec tomates, oignons, Ă©chalotes, Ă©pices avec le pain berbĂšre qui va bien. C’est un vĂ©ritable dĂ©lice.

Quelle richesse minéraleQuelle richesse minérale

Voila le dĂ©but d’une nuit bien fraiche, une brume fine tombe peu Ă  peu. Nous choisissons de dormir sur la terrasse, cela nous permettra de tester la tempĂ©rature durant la nuit Ă  1850m. Au gite tout le monde semble Ă©tonnĂ© et se pose la question de savoir comment nous allons dormir dehors ?! Lahcen nous fournit un tapis (quel muletier !!). Puis il se jette sur le 1er matelas gonflable et nous aide Ă  gonfler les oreillers, il est assez perplexe et curieux Ă  la fois de voir ce matĂ©riel. Le voila soulagĂ© de savoir que nous passerions une bonne nuitĂ©e.

Nous partons de AĂŻt AĂŻssa encore sous la brume accompagnĂ©e d’un vent frais. Nous ne profitons pas du paysage durant toute la matinĂ©e. Nous nous dirigeons vers les grandes cascades d’Azib Tamsoult. Nous atteignons un refuge Ă  midi oĂč nous retrouvons les deux suisses et leur caravane, puis nous dĂ©jeunons sur la terrasse au soleil.

Petit déjeunerPetit déjeuner

SaĂŻd nous a prĂ©parĂ© une assiette de riz et de lĂ©gumes Ă  la marocaine en entrĂ©e. L’aprĂšs midi nous partons en compagnie des suisses avec leur guide Rachid pour les fameuses cascades en profitant d’un ciel parfaitement dĂ©gagĂ©. La montĂ©e en valait vraiment la peine car les cascades sont de taille dĂ©mesurĂ©e de 30 Ă  40 mĂštres. Aline redescend avec les suisses au refuge et GĂ©rard et votre narrateur continuons l’ascension au dessus des cascades jusqu’au refuge de lepiney qui se situe Ă  environ 3000 mĂštres d’altitude. Cette excursion nous prendra pas moins de 4 heures.

Cascade d'IrhoulidùneCascade d’Irhoulidùne

Refuge LépineyRefuge Lépiney

AprĂšs une mise au point entre les suisses et Rachid sur leur planning : petit bug, il leur manque une journĂ©e !! Ils partiront immĂ©diatement pour le refuge du Toubkal. Les muletiers passeront par Imlil et les suisses et Rachid par les crĂȘtes. En moins d’une demi heure nous nous retrouvons seuls au refuge avec le gardien SaĂŻd. Mohamed, le gardien d’un refuge voisin vient nous rejoindre dans la soirĂ©e. Nous passerons une superbe soirĂ©e avec les berbĂšres composĂ©s de chants et de bonnes rigolades jusqu’au moment oĂč ils jugeront bon de repartir dans leur village rejoindre leurs gazelles respectives. En trombe ils descendent dans la vallĂ©e en faisant la course : un peu fou ces berbĂšres !!

Paysage de haute montagnePaysage de haute montagne

Nous nous retrouverons Ă  quatre dans le refuge avec la cocotte minute sur le feu et le tajine cuisant. Il faisait vraiment froid dehors et la brume nous envahit Ă  nouveau. Lahcen dĂ©cide de faire un feu Ă  l’intĂ©rieur du refuge nous obligeant Ă  un repli stratĂ©gique vers l’extĂ©rieur. Riant Ă  gorge dĂ©ployĂ©e, nous sortons le foyer et ouvrons les fenĂȘtres pour Ă©viter l’asphyxie. Le refuge n’ayant pas encore l’électricitĂ©, Lahcen alluma la lumiĂšre au gaz qui ne fonctionnera qu’à peine 2 minutes, une rĂ©paration au sparadrap s’impose. On sent encore l’odeur du gaz qui fuit Ă  travers le bricolage maison.

Cascades vue de hautCascades vue de haut

Voici l’un des meilleurs moments du sĂ©jour, nous mangeons une soupe dans laquelle nous rajoutons des morceaux de pain. Le repas se poursuit avec un tajine qui est composĂ© de viande de mouton, lĂ©gumes un peu brulĂ©s, assaisonnement avec du cumin et une Ă©pice rouge (Barbara?).

Feu Ă  l'intĂ©rieur du refugeFeu Ă  l’intĂ©rieur du refuge

Finalement nous dormons dans le refuge avec des banquettes comme lit et oreillers.

Aline essaye de me disturberAline essaye de me disturber

Retour Ă  Imlil sous une brume encore plus Ă©paisse que les jours prĂ©cĂ©dents : nous n’avons quasiment aucune visibilitĂ©. Nous croiserons un groupe composĂ© d’une douzaine de VTT qui va perturber notre mule dans son Ă©lan. Elle prit un chemin de traverse aprĂšs quelques ruades, Lahcen lui courant aprĂšs. GĂ©gĂ© et moi, pressĂ©s de se dĂ©gourdir les jambes partons en trombe dans la montĂ©e terminal du col. Nous disposerons tout au long de la route des cairns ornĂ©s dont la signification doit encore demeurer mystĂ©rieuse Ă  la plupart des promeneurs.

Gite de montagneGite de montagne

Cairn ornéCairn orné

Nous arrivons au col pour changer de vallĂ©e et nous croisons un Ă©norme bĂ©tail composĂ© de chĂšvres et de moutons. Les bergers nous offrent un thĂ© et nous discutons avec un autre groupe tchĂšque. Il commence Ă  pleuvoir, et le baromĂštre commence franchement Ă  descendre. Il y aurait-il un lien avec les vocalises d’Aline la veille ou avec l’éruption du volcan islandais ??

Ca c'est du sucre en morceauCa c’est du sucre en morceau

Le thé est une tradition au MarocLe thé est une tradition au Maroc

La pluie devient plus dense lorsque nous arrivons chez notre guide Omar. Nous nous retrouvons avec deux hollandais qui eux aussi font une boucle autour du Toubkal. Lahcen nous invite chez lui pour prendre le thĂ© et grignoter du pain avec du beurre. Il offre Ă  Aline une petite boite berbĂšre en mĂ©tal. Nous faisons connaissance avec sa famille, son fils, ses deux filles et sa femme ainsi que son petit fils. Seul son fils savait lire et Ă©crire, il fera l’interface entre nous et son pĂšre. Lahcen nous montre ensuite les photos et cartes postales qu’il avait reçu de ces diffĂ©rents clients depuis qu’il Ă©tait muletier (Ă  l’age de 18 ans).

Aline fait preuve d'autoritĂ©Aline fait preuve d’autoritĂ©

Chez LachenChez Lachen

Nous regagnons ensuite le gite et Omar nous offre un repas du soir bien complet avec Soupe, Couscous et ThĂ©. La pluie tombe de plus en plus et l’énorme averse est totalement inattendue pour une journĂ©e de mai. Obliger de rallumer le chauffage Ă  gaz et de se blottir sous les couvertures pour finir le repas. L’eau commence Ă  filtrer et traverser la terrasse au dessus de nous, et commençons Ă  prendre l’eau par endroit. Nous disposons des sceaux Ă  droite Ă  gauche


Il fait froidIl fait froid

Heureusement que la nuit sera passée dans le gite car les précipitations sont importantes.

Aujourd’hui dĂ©part de chez le guide Omar pour rejoindre le refuge du Toubkal. A notre rĂ©veil, grosse surprise : le paysage est tout blanc, il a neigĂ© partout !! Il continue encore Ă  pleuvoir et nous ne savons que faire, devons nous attendre un journĂ©e au gite que le temps soit plus clĂ©ment ?? finalement non, la pluie s’arrĂȘte et la neige commence Ă  fondre, le ciel bleu et le soleil reviennent Ă  grands pas. Ouf, aucun dĂ©calage dans notre programme.

Imlil, point de départ pour le ToubkalImlil, point de départ pour le Toubkal

Lahcen nous rejoint avec la mule et nous prenons le chemin du refuge. Nous passerons Ă  l’épicerie prendre pommes de terre, carottes, oignons rouges, viande de mouton car Lahcen a pour projet de nous prĂ©parer un tajine le soir au refuge (5kg pour moins de 50 dirhams).

Ancienne vallée glaciÚreAncienne vallée glaciÚre

En passant dans Imlil, les vendeurs nous accostent de toutes parts dont un vendeur de bijoux illettrĂ© d’une cinquantaine d’annĂ©es qui connaissait les dĂ©partements français par cƓur sans jamais y ĂȘtre allĂ© : bluffant !!

Lahcen, notre muletierLahcen, notre muletier

Nous dĂ©butons l’ascension sous un ciel bleu tel que nous ne l’avions plus vu depuis 3 jours. Finalement Lahcen rĂ©gla le tempo de la mule et du groupe de maniĂšre Ă  ce qu’Aline progresse sans difficultĂ©s. Sur le trajet, nous prendrons une pause d’une vingtaine de minutes pour assister Ă  la naissance d’un petit chevreau noir.

Naissance du cheveauNaissance du cheveau

Pendant notre pause du midi, nous observons la mise Ă  mort d’une vache dans le village situĂ© sur le versant opposĂ©. Des choucas nous survolent rĂ©guliĂšrement, Ă  l’affut du moindre reste de nourritures. AprĂšs une pause avec thĂ© mais sans sieste, nous entamons la montĂ©e qui comporte environ 1000 mĂštres de dĂ©nivelĂ©. En chemin nous faisons une halte dans un stand situĂ© Ă  une heure de marche du refuge dans lequel nous prendrons Ă  nouveau le thĂ©.

Il a neigé il y a peuIl a neigé il y a peu

Nous apercevons les deux refuges, le premier marocain est le refuge dit “des mouflons” et le second est un refuge Club Alpin Français. Le CAF coute 90 dirhams la nuitĂ©e contre 110 aux mouflons mais Lahcen tient absolument Ă  s’arrĂȘter au premier refuge pour pouvoir faire plus librement la cuisine. En effet aprĂšs avoir troquĂ© plusieurs lĂ©gumes et Ă©pices avec d’autres cuisiniers du refuge, Lahcen nous apporte le tajine tant espĂ©rĂ© qui s’avĂšrera comme Ă  l’accoutumĂ©e : excellent !! La cuisine berbĂšre est vraiment savoureuse et l’on s’y habitue trĂšs vite.

Cahute touristiqueCahute touristique

Nous avons dĂ©cidĂ© de dormir dehors ce soir, GĂ©gĂ© et moi Ă  la belle Ă©toile et Aline dans la tente prĂšs de deux Ă©tudiants marocains de Rabat. Ceux ci semblent sous-Ă©quipĂ©s pour effectuer l’ascension du Toubkal. Lorsque qu’ils apprennent que nous envisagions de dormir dehors, ils affirmĂšrent que nous serions morts demain matin. Nous nous rendons compte qu’il n’est pas courant de dormir en altitude Ă  la belle Ă©toile et tout le monde nous invite formellement Ă  dormir au gite. Outre l’aspect commercial et financier, les tenanciers du gite s’inquiĂštent tout de mĂȘme pour notre sĂ©curitĂ©. Nous nous acquitterons de 100 dirhams pour trois alors que deux d’entre nous dorment dehors.

Refuges du ToubkalRefuges du Toubkal

Aline fait connaissance au coin d’une cheminĂ©e avec un couple de français de Haute-Savoie qui envisage le sommet du Toubkal le lendemain alors que nous montons la tente. Nous interrogeons Lahcen sur la difficultĂ© de l’ascension, pour savoir si Aline est en mesure de la rĂ©aliser. Sa rĂ©ponse est sans appel, il semblerait plus indiquĂ© qu’Aline se repose au refuge (3150 mĂštres). Mais comme dit souvent Lahcen “c’est comme tu veux!!”. Au final, la dĂ©cision est prise, Aline nous attendra au refuge.

6h00

Lever pour GĂ©gĂ© et Niko et rangement rapide du camps, rĂ©organisation des sacs pour effectuer l’ascension. Nous mangeons de façon symbolique et dĂ©collons 5 minutes plus tard pour suivre des groupes dĂ©jĂ  engagĂ©s car nous n’avons pas de guide. Lahcen restera au refuge avec Aline, elle restera dormir jusqu’aux premiers rayons de soleil. Lahcen lui prĂ©para ensuite un petit dĂ©jeuner composĂ© de thĂ©, pain, beurre, confiture, et vache qui rit.

Il y a plus de neige au dessus de 3800mIl y a plus de neige au dessus de 3800m

Au delĂ  des 3900 mĂštres, nous ralentissons un peu. Nous avons doublĂ© de nombreux groupes durant l’ascension mais une envie de vomir nous indique qu’il est peut-ĂȘtre nĂ©cessaire de ralentir la cadence. J’envisage de couper le chemin de crĂȘte pour essayer de doubler les espagnols qui nous tiennent tĂȘte. Ils arriveront tout de mĂȘme quelques minutes avant moi au sommet. J’attends GĂ©rard en compagnie d’une Française ayant tous les symptĂŽmes du mal aigu des montagnes. 30 minutes plus tard, il me rejoint et aprĂšs une myriade de photos, nous nous dĂ©cidons Ă  redescendre d’un bon pas. Le panorama du sommet est sympathique mĂȘme si nous regretterons un peu le manque de neige. Un grand nombre de sexagĂ©naires que nous avions croisĂ© Ă  l’aller ont certainement fait demi tour car nous ne les croiserons pas ni au sommet, ni Ă  la descente.

Sommet du Toubkal avec sa pyramide de métalSommet du Toubkal avec sa pyramide de métal

Je reviens au refuge aprĂšs 4h30 aller retour, et GĂ©rard boucle le sommet en 5h30. Nous sommes dans les premiers Ă  regagner le refuge. Le temps de boire un thĂ©, de faire une petite sieste et nous reprenons la route pour la fin de notre pĂ©riple en compagnie de Lahcen (descente vers Imlil). Nous emmenons avec nous les deux jeunes marocains (et leurs sacs) dont l’un d’entre eux a subi une ophtalmie due Ă  une manque de protection lors de l’ascension. Il se retrouve comme aveugle, les yeux gonflĂ©s, rouges et en pleur. La descente nous parait infinie, enfin nous arrivons au centre d’Imlil.

Vu sur l'anti-AtlasVu sur l’anti-Atlas

Nous prenons un jus d’orange et du Coca Cola et nous discutons d’itinĂ©raires possibles pour les quelques jours qui nous restent avant notre retour Ă  Marrakech. Nous remercions Lahcen pour tost ces bons services et moments passĂ©s ensembles. Il nous aura bien fait rire et il aura bien pris soin de nous durant le sĂ©jour.

Vue sur l'AtlasVue sur l’Atlas

AprĂšs avoir grimpĂ© 1000 mĂštres de dĂ©nivelĂ© et en avoir descendu 2000, nous voila seuls avec nos sacs totalement hagards. Nous n’avons ni guide, ni mules et nous ne savons oĂč aller. Lahcen nous indique la sortie d’Imlil et nous prenons la direction Taddert que nous traversons rapidement. A l’entrĂ©e du village d’Aguersioual, nous trouvons un petit coin avec un canal d’irrigation et u chemin Ă  proximitĂ©. Nous ne nous faisons pas prier pour dormir, ce fut une journĂ©e chargĂ©e.

Descente vers le refugeDescente vers le refuge

PremiĂšre journĂ©e seule, nous nous rendons rapidement compte que les chemins Ă  emprunter ne sont pas si Ă©vidents que cela, mĂȘme avec cartes et GPS car ici aucun panneau n’indique les villages avoisinants. Nous parvenons tant bien que mal Ă  nous diriger grĂące aux indications des personnes rencontrĂ©es sur notre chemin.

Un lever difficileUn lever difficile

Des paysages inoubliablesDes paysages inoubliables

Au programme ce jour : passage de deux cols, le premier Tizzi N’Aguersioual pour arriver Ă  Amskere (autre vallĂ©e Ă  cotĂ© d’Imlil). Ascension et descente dans la matinĂ©e et nous trouvons un coin sympathique Ă  l’ombre de noyers et proche dune d’irrigation pour nous restaurer.

Jeune berbĂšreJeune berbĂšre

Encore des sentiers colorésEncore des sentiers colorés

Nous faisons la rencontre d’un jeune garçon qui nous dirigea vers son village et nous indiqua le bon itinĂ©raire pour le second col (Tizzi N’Tiretene) en direction du village d’Imsourene. Nous dormirons encore une fois Ă  la belle Ă©toile, nous attirons l’attention de quelques personnes sur notre promontoire Ă  cotĂ© du ruisseau.

Rare source d'ombreRare source d’ombre

Les villages sont perchés sur les montagnesLes villages sont perchés sur les montagnes

PremiĂšre douche de nuit pour Niko au ruisseau et lavage de quelques habits puis feu de poubelle Ă  l’essence. Une pierre chacun au bout de pieds pour Ă©viter le contrebas durant la nuit.

Moyenne montagneMoyenne montagne

Paysage contrastéPaysage contrasté

Premier rĂ©veil sans petit dĂ©jeuner, nous constatons une diminution importante de nos sacs de nourriture. Par chance en traversant les premiers villages, l’hospitalitĂ© berbĂšre nous rendra bien service (vers Agadir, le village
). Mohamed nous accueille dans son salon et nous apporte du pain encore chaud, du thĂ©, du beurre, de l’huile d’olive et de la confiture. Des berbĂšres nous guident vers le bon chemin gracieusement, nous passerons un col et progresserons rapidement. Peut ĂȘtre nous devrions ralentir !! Nous passons Tidli et allons vers Tissili.

L'hospitalitĂ© berbĂšreL’hospitalitĂ© berbĂšre

Quelle maconnerie en pierre secheQuelle maconnerie en pierre seche

Nous nous arrĂȘtons pour Ă©tablir le campement avant ce village. Nous ne marcherons que le matin. Un grand noyer nous attire et un terrain idyllique apparait : zone plate, un ruisseau avec une petite cascade. Une grande opĂ©ration nettoyage a lieu : lessivage au savon des vĂȘtements, essorage rudimentaire puis Ă©tendage prĂ©caire (rochers les mieux exposĂ©s). Nous profiterons d’un climat agrĂ©able pour passer Ă  la douche. AprĂšs ces rafraichissements, nous passerons au ravitaillement alimentaire. “Le chef nous conseille ce jour : bolino de hachis-parmentier associĂ© Ă  un royco en purĂ©e puis un thĂ© au miel Ă  la bergamote”.

Le paysage est vertLe paysage est vert

Les batons ca sert !Les batons ca sert !

Le temps devient tendancieux, quelques formations nuageuses nous laissent perplexes. Puis beaucoup de vent pas moment, Ă  suivre
 GĂ©gĂ© et moi dĂ©cidons d’aller voir comme des “trous dans la roche” dans des falaises au dessus de notre campement : spĂ©lĂ©o en vue ? Pendant notre escapade, Aline ramasse du bois pour la prĂ©paration du foyer de ce soir. Ici le terrain est vraiment sec, brindilles au programme car les souches des arbres morts environnants ne sont pas prĂȘtes d’ĂȘtre dĂ©logĂ©es du sol.

Demoiselles coifféesDemoiselles coiffées

Jour de lessiveJour de lessive

Avant notre feu de joie, petit souper et le chef nous propose ce soir : “pĂątes au thon au royco Ă  l’oignon”. Des insectes par milliers jonchent le sol, les roches deviennent de vĂ©ritables hĂŽtels Ă  coccinelles. Notre feu s’éternise jusqu’à la nuit (1h30 du matin) avec du bois, et des poubelles.

Séchage...Séchage


Visite des minesVisite des mines

Sur une zone dĂ©-pierrĂ©e, nous installons notre couchage Ă  l’écart du noyer et donc des coccinelles. Nous nous rendons vite compte que ce beau terrain n’est autre qu’une belle savonnette pour la nuit.

Entrée de mineEntrée de mine

Hotel Ă  coccinellesHotel Ă  coccinelles

Une fois installés, nos grosses pierres disposées à nos pieds nous ont été utiles. Le climat sera finalement clément durant la nuit, mais nous finirons ratatiner sur nos cailloux.

Un petit feu ;)Un petit feu ;)

Veillée auprÚs du feuVeillée auprÚs du feu

Sur une piste trĂšs facile Ă  suivre, nous quittons notre vallĂ©e idyllique pour passer le dernier col important des contreforts de l’Atlas. Le paysage se verdit et les cultures fleurissent tout au long de notre parcours. Notre ventre crie famine car nous n’avons rien pour dĂ©jeuner. Au passage Ă  proximitĂ© d’un village, des gens nous invitent Ă  prendre le thĂ© chez eux avec quelques collations dont les berbĂšres ont le secret.

Petite collationPetite collation

Si Aline nous guide, on est mal !Si Aline nous guide, on est mal !

Nous reprenons notre route pour descendre dans la vallĂ©e menant vers Asni. Nous trouvons meilleurs chemins que le lit assĂ©chĂ© d’un oued que nous parcourons en compagnie d’une femme berbĂšre se rendant dans un village en contrebas. Nous hĂ©sitons longuement Ă  la prendre en photo, mais Ă  peine nous sĂ©parant nous restons figĂ©s quand celle-ci dĂ©gaine son appareil photo pour nous prendre 


Nous quittons la montagne progressivementNous quittons la montagne progressivement

Le relief s'assagit rapidementLe relief s’assagit rapidement

Le temps semble menaçant, nous sommes arrivés dans le creux de la vallée prés de la riviÚre. Nous envisageons de dormir dans le creux de la montagne dans un abri naturel sous roche. Aline non contente de cet perspective nous obligea à envisager une autre solution. Aussi nous dormirons à la belle étoile, calés sur un arbre.

Un abri de fortune ?Un abri de fortune ?

Nous poursuivons la piste au matin, et nous continuons Ă  perdre de l’altitude. Nous croisons maintenant sur la piste des convois improbables dont la sĂ©curitĂ© nous laisse perplexe. Quelques vieux reliquats de travaux sur cette piste nous amĂšnent au contact Ă  la civilisation.

Bus berbĂšreBus berbĂšre

Vestige automobileVestige automobile

Nous dĂ©barquons dans la ville d’Asni, plus perdus que jamais. Dans notre dĂ©sarrois, un guide marocain arrĂȘte son vĂ©hicule pour nous proposer son aide que nous acceptons volontiers. Il nous propose un accueil villageois pour la nuit avec pension complĂšte.

Un repas chez l'habitantUn repas chez l’habitant

Nous le suivons, et nous retrouvons dans une famille berbĂšre avec un confort dont l’habitude nous avait quittĂ© depuis longtemps. A peine arrivĂ©s, on nous sert un repas digne de la faim qui nous animait. Durant l’aprĂšs-midi nous accompagnons les deux filles pour faire les courses au marchĂ© pour le repas du soir.

Aline prend des notes pour rediger ce compte renduAline prend des notes pour rediger ce compte rendu

Le repas du soir, ainsi que les activités annexes furent fort agréables. Nous pûmes prendre une douche chaude qui ne fut pas de refus !! Nous dormirons dans un salon de toute beauté.

AprĂšs un petit dĂ©jeuner copieux, nous nous dirigeons vers la place d’Asni oĂč les taxis attendent leur clientĂšle. AprĂšs une petite nĂ©gociation, nous paierons 70 dirhams le trajet pour 3 jusqu’à Marrakech.

MarchĂ© d'AsniMarchĂ© d’Asni

Monument a MarrakechMonument a Marrakech

Au centre de Marrakech, nous trouvons un hĂŽtel prĂšs de la grande place dont le prix dĂ©fiait toute concurrence (70 dirhams la nuitĂ©e par personne). Les restaurants aussi Ă©taient forts compĂ©titifs sur la grande place principale qui regorge d’activitĂ©s humaines.

Grande place de MarrakechGrande place de Marrakech

Le soukLe souk

Nous dĂ©couvrirons durant l’aprĂšs midi les souks et les tanneries de Marrakech dont l’agitation nous agace particuliĂšrement. AprĂšs 2h30 d’errance dans les rues Ă©troites et bondĂ©es sous un soleil de plomb, nous regagnĂąmes l’hĂŽtel avant de passer Ă  la sieste.

Les tanneries, haut lieu de la puanteurLes tanneries, haut lieu de la puanteur

Vente d'Ă©picesVente d’épices

AprĂšs un repas sans histoire, nous folĂątrons dans les rues de Marrakech la nuit, dont l’agitation dĂ©passe l’entendement.

La nuit la vie bat son pleinLa nuit la vie bat son plein

Quelques marchands font leur numérosQuelques marchands font leur numéros

Une ville animéeUne ville animée

Nous passerons une matinĂ©e dans les jardins de Marrakech auprĂšs d’une grande mosquĂ©e avant de regagner l’aĂ©roport en taxi.

Grande MosquéeGrande Mosquée

Les cigognes nichent dans les jardinsLes cigognes nichent dans les jardins

DĂ©part de Marrakech en avion Ă  10h30 aprĂšs une nuit dehors aux portes de l’aĂ©roport.

L'Aeroport, merveille d'architectureL’Aeroport, merveille d’architecture

Le 2011-02-15