Trek-Alpinisme : Maroc 2010 - Haut Atlas
Trek-Alpinisme : Maroc 2010 - Haut Atlas
Section titled âTrek-Alpinisme : Maroc 2010 - Haut Atlasâ
Poster de lâexpĂ©dition
La version non redimensionnée est ici
Lâobjectif
Section titled âLâobjectifâAscension du Jbel Toubkal, le sommet de lâAfrique du nord. Comme une prĂ©paration Ă un 2Ăšme volet Ă venir dans les sphĂšres chaudes (certainement le Kilimandjaro).
Cela faisait 3 ans que mon pĂšre mâen avait parlĂ© pour la premiĂšre fois. âTu sais quâil existe un sommet de plus de 4000 mĂštres au Marocâ mâa t-il dit. Tout ceci nâĂ©tait restĂ© jusquâalors quâune hypothĂ©tique ascension lointaine.
En effet, notre projet Islande 2010 avait du plomb dans lâaile !! Nous nâavions pas prĂ©parĂ© grand chose et financiĂšrement le sĂ©jour semblait un peu lourd. Lâavenir nous donnera raison avec le problĂšme de lâĂ©ruption des volcans islandais en Mars 2010 qui immobilisa le trafic aĂ©rien durant plusieurs semaines.
Nous avons donc choisi de nous tourner vers ce sommet mythique de lâAfrique du nord. Culminant du haut de ses 4167 mĂštres au milieu de la chaĂźne de lâAtlas, ce sommet est plantĂ© en pleine terre berbĂšre Ă lâintĂ©rieur du parc national qui porte son nom. Il est situĂ© Ă 63 km au sud de Marrakech, dans la province dâAl Haouz.
31° 03âČ 43âł Nord 7° 54âČ 58âł Ouest
Le climat
Section titled âLe climatâLe Haut Atlas comporte deux types de climats montagnards.

Lâun est subtropical ocĂ©anique: et se manifeste sur les versants nord et sud de la partie occidentale (jusquâau Jbel Toubkal) ainsi que le versant nord de la partie centrale (du Toubkal jusquâĂ Imilchil). ExposĂ©s aux perturbations venant de lâAtlantique, le climat est relativement humide avec des prĂ©cipitations espacĂ©es mais parfois diluviennes. Il tombe entre 600 et 1000 mm dâeau par an en moyenne. La sĂ©cheresse estivale, entrecoupĂ©e de rares orages, est intense. Lâenneigement est gĂ©nĂ©ralement tenace au-dessus de 2 500 Ă 3 500 mĂštres de novembre Ă avril et peut persister de septembre Ă juin pour les hauts sommets (avec de grosses variations selon lâexposition). Quelques riviĂšres ne sont jamais assĂ©chĂ©es (asif Melloul, oued nâFis, oued TessaoutâŠ), alimentant de fertiles bassins dâaltitude : AĂŻt Bou Guemez, Imilchil⊠Ces conditions permettent lâexistence de la forĂȘt (pins, chĂȘnes verts, thuyasâŠ) mais celle-ci dĂ©cline Ă cause du triple effet de lâassĂ©chement du climat, de la surexploitation (chauffage et construction) et du sur-pĂąturage ovin-caprin.

Lâautre climat est semi-dĂ©sertique continental: il se manifeste sur le versant sud de la partie centrale (du Toubkal Ă Imilchil) et toute la partie orientale (au-delĂ dâImilchil), avec des amplitudes thermiques marquĂ©es. Ici, sâĂ©tendent de hautes steppes, des dĂ©serts de pierres et plus rarement de sable, et quelques vallĂ©es pourvues en eau oĂč lâagriculture, trĂšs localisĂ©e, est possible. La forĂȘt est quasi absente. Ce climat est identique Ă celui que lâon trouve au niveau des montagnes Rocheuses des Ătats-Unis.
Finalement les températures se révÚleront clémentes car nous avons eu en moyenne autour de 15 à 20°C et au plus bas -7°C durant la nuit passée à la belle étoile au pied du Toubkal.
La tempĂ©rature dĂ©croĂźt avec lâaltitude. La diminution moyenne est de 0,4 Ă 0,5 °C par 100 mĂštres dâĂ©lĂ©vation⊠(contre 1°C/100m sous nos latitudes) Câest pour cela quâen Ă©tĂ©, il fait bon randonner dans le Haut-Atlas.
Périple
Section titled âPĂ©ripleâSamedi 8 mai 2010
Section titled âSamedi 8 mai 2010â07h00
Nous prenons le train tout les trois en direction de Paris depuis Brive-la-Gaillarde. Nous sommes moyennement chargés et nous avons que quelques mÚtres à parcourir pour aller à la gare.
11h20
ArrivĂ©e Ă la gare dâAusterlitz, il y a comme une routine qui sâinstalle⊠On sâengage dans le mĂ©tro mais pour une fois nous dĂ©cidons de passer par le pont de Rungis pour aller Ă Orly.
12h30
Un peu en avance Ă la gare, nous avons pleinement le temps dâapprĂ©cier un diner qui nâa dâexceptionnel que le prix. Pour se rendre lâattente plus agrĂ©able, nous achetons une revue sur la photographie. Câest la premiĂšre fois quâAline prend un avion de ligne !
15h20
Envol vers Marrakech, Aline est baptisée.
23h50
ArrivĂ©e Ă lâaĂ©roport de Marrakech, nous avons perdu une heure en route avec le dĂ©calage horaire. Nous allons passer la nuit entiĂšre Ă lâaĂ©roport, pas terrible comme premier contact avec le continent africain. Aline arrivera tout de mĂȘme Ă aligner 1 Ă 2 heures de sommeil, ce qui constitue en soi dans les conditions prĂ©sentes une vĂ©ritable performance !!
Dimanche 9 mai 2010
Section titled âDimanche 9 mai 2010â7h00
Enfin, câest la fin du calvaire⊠Mais bon prenons les choses du bon pied, il est tĂŽt et le climat dehors est frais ! Nous commençons nos investigations dans lâoptique de trouver le taxi qui nous emmĂšnera au pied de lâatlas. Ayant Ă peine eu le temps de le dire, un conducteur de taxi avec un habit dans le plus pur style berbĂšre nous propose la course en marmonnant âImlil !!â. On nous avait prĂ©venu quâil Ă©tait impĂ©ratif de nĂ©gocier, difficile pour nous ⊠ce nâest pas dans notre Ă©ducation dâeuropĂ©en de nĂ©gocier tout achat. Enfin je me lance Ă proposer 120 dirhams pour la course vers Imlil. Visiblement mon interlocuteur semble choquĂ© de ma proposition. Et il rĂ©torque â700 dirhams pour tout le monde Ă Imlil DIRECTâ, en insistant bien sur ce dernier mot. Nous discutons ensemble mais le prix semble bien plus Ă©levĂ© que ce que lâon attendait. Dâautres conducteurs de taxi autour de lui nous lance une avalanche de âcâest un bon prix, câest un bon prixâ. Devant notre empressement jumelĂ© avec notre envie de quitter cette ville dont lâeffervescence nous fatiguait, nous finissons par accepter son offre. Nous sommes pressĂ©s dâen finir et de ne plus parler dâargent et dâĂȘtre au grand air !!
Nous chargeons les bagages dans le taxi flambant neuf de marque âMercedesâ (ironique) et câest parti. Notre conducteur parle un français parfait, du coups il nous offre une mine de renseignements sur le Maroc et lâatlas. AprĂšs la ville marocaine typique ornĂ©e de ses couleurs chaudes, de grandes lignes droites se dressent Ă travers un paysage aride mais tout de mĂȘme cultivĂ©. AprĂšs la ville dâAsni (derniĂšre vraie ville avant lâatlas), les routes deviennent une succession de lacets dans les contreforts marocains. De temps en temps on aperçoit les petits villages berbĂšres typiques qui sâintĂšgrent Ă merveille Ă ce paysage rouge-orangĂ©.
Nous venons de dĂ©passer le panneau dâImlil, le taxi sâarrĂȘte et parle avec des gens qui attendent sur le bas cotĂ©. Quelques minutes plus tard, un homme arrive pour discuter avec nous. Nous payons le taxi et le remercions de nous avoir arrangĂ© le coupsâŠCet homme est guide, il nous propose de boire un thĂ© chez lui pour discuter de ce quâon dĂ©sire faire dans lâAtlas. La moitiĂ© de nos bagages sont dans sa voiture et lâautre sur une mule, nous nous dirigeons chez lui. Le lĂ©gendaire accueil marocain se concrĂ©tise : du thĂ©, des galettes avec du miel Ă la figue, de lâhuile dâolive et du beurre. Câest un rĂ©gal. Mais une mauvaise nouvelle nous attend, les cols sont trĂšs enneigĂ©s (Tizzi nâtest) et il est impossible avec une mule de faire le petit tour du Toubkal. Ainsi il nous propose une boucle de 7 jours qui emprunte des vallĂ©es au nord du Toubkal sur des altitudes plus modestes. Nous sommes dâaccord et notre muletier Lahcen nous attendra avec la mule pour 11h.
11h00
Petits villages de montagne
La mule est prĂȘte, nous faisons connaissance avec Lahcen. Il ne parle que le berbĂšre et lâarabe, il baragouine cependant quelques mot de diverses langues mais il est difficile de pleinement se comprendre. Nous demandons au guide sâil est possible de faire le plein dâessence (pour le rĂ©chaud). DâaprĂšs lui il est possible de le faire que sur Asni, il nous fera passer la bouteille pleine au prochain village carrossable. La marche dĂ©bute par une superbe pente sous une canicule de plomb, petite mise en bouche un peu violente.
Un habitat regroupé
Nous passons notre premier col sans ĂȘtre gaillards. En France le climat est particuliĂšrement froid, et ici on ne peut pas dire quâil fasse vraiment frais⊠Cette variation thermique si soudaine nous a bien fatiguĂ©s. Surprise au col : il y a un bar amĂ©nagĂ© et des vendeurs de bijoux. VoilĂ qui est plutĂŽt inattendu ! Aline a beaucoup de mal Ă expliquer au vendeur quâelle ne porte pas souvent de bijouxâŠquelques minutes plus tard nous voila arrivĂ©s au village de Tachedirt.
Est il prudent de stationner ?
15h00
Nous arrivons dans un gĂźte. Abdel-Aziz (le gardien), Lahcen et nous prendrons le repas tous ensemble sous une chaleur encore bien pesante. Aline en profitera pour faire la sieste et rĂ©cupĂ©rer pendant que GĂ©rard, Abdel-Aziz et moi-mĂȘme faisons lâascension vers un village voisin. Impossible dâen sortir sans prendre le thĂ© chez un villageois.
Petite epicerie
18h00
En rentrant, nous prendrons un bon repas et la soirĂ©e sâĂ©courtera vers 21h dans une chambre au confort plus que spartiate.
Gite Ă Tachedirt
Gérard
Lundi 10 mai 2010
Section titled âLundi 10 mai 2010âNous partons aprĂšs avoir prĂ©parĂ© la mule et immortalisĂ© notre passage chez Abdel-aziz. Le panneau solaire censĂ© charger les piles pour lâappareil photo est inaugurĂ© (grĂące au prĂȘt de ficelles par Lahcen), il prend dĂ©sormais place sur le dos de la mule pour profiter dâun ensoleillement maximum. Nous lâappellerons la Mule solaire !
Abdel-aziz
Ruelle
Nous traverserons plusieurs villages tel que Ouanesekre, puis Ikkiss, Amskere, Arf, Limska et enfin Imiourhlad et cela dans un milieu quelque peu aride. Nous passons de vallĂ©e en vallĂ©e, et toutes ont les mĂȘmes caractĂ©ristiques : trĂšs vertes auprĂšs des oueds (riviĂšre ou fleuve) ou telets (ruisseau) et aride au dessus des villages qui bordent les points dâeau.
Lâirrigation est indispensable dans les vallĂ©es
Village typique de lâAtlas
Dans chaque village traversĂ©, les enfants nous demandent bonbons, stylos, chocolat ou argent. Parfois ils marmonnent âphoto, photo !!â. Inutile de les prendre en photo car en berbĂšre photo semble signifier lunettes. De surcroit dans ces villages reculĂ©s beaucoup de berbĂšres sont superstitieux : ils ont peur de se faire capturer leur Ăąme lorsquâils sont photographiĂ©s.
Marcheuse avertie
Nous avons put admirer les premiĂšres cultures Ă Ă©tage avec un systĂšme dâirrigation spectaculaire de plusieurs kilomĂštres de long. Des trappes en fer permettent de choisir les cultures que lâon souhaite irriguer en contrebas, un systĂšme qui autorise une rĂ©gulation prĂ©cise de lâeau.
Des cultures à étage
Il y a deux mules, devinez lesquelles ?
Sur le trajet nous avons bu le thĂ© chez une famille dont lâaccueil a Ă©tĂ© particuliĂšrement chaleureux. Avec notre muletier Lahcen nous arrivons Ă mieux nous comprendre, ce qui nous donne lâoccasion de bonnes blagues.
LâĂ©levage est rĂ©pandu dans lâAtlas
Un acqueduc moderne
Le gĂźte dans lequel nous passerons la nuit est plus luxueux que celui dâhier.
Mardi 11 mai 2010
Section titled âMardi 11 mai 2010âDĂ©part dâImi Ourhlad fulgurant car la mule a dĂ©cidĂ© une fois attelĂ©e de nous mener un rythme dâenfer. La cĂŽte qui permet de sortir du village aura raison dâAline qui est dĂ©jĂ Ă moitiĂ© morte !! Durant le trajet on croise vers 10h les enfants qui partent Ă lâĂ©cole. Lahcen attrape la mule pour lui faire ralentir un peu la cadence. Il faut mĂ©nager Aline pour quâelle finisse les journĂ©es dans de bonnes conditions, pour mon pĂšre et moi câest une ballade de santĂ© Ă peine qualifiable de randonnĂ©e. Aline semble satisfaite du nouveau rythme et la mule aussi car elle ne pense quâĂ manger.
Des couleurs vives !
Nous marcherons vers Taddert, puis vers Agouinane, et nous nous arrĂȘterons vers AĂŻt AĂŻssa. Câest une journĂ©e de brume qui a beaucoup de mal Ă sâen aller jusquâĂ midi. La journĂ©e est fraiche et la mule solaire est donc moins efficace. Le midi nous mangerons sur le chemin avec passage de chĂšvres oĂč nous aurons notre premier contact avec les fourmiliĂšres marocaines. En allant sur une colline au dessus du chemin, nous apercevrons les 1er sommets de plus de 3000 mĂštres avec un enneigement relativement important. Lahcen fait sa grosse sieste journaliĂšre puis nous reprenons la marche. Nous traversons de sublimes villages dans des vallĂ©es oĂč la roche prend des couleurs changeantes du rouge au turquoise en passant par le vert. Nous savions que la gĂ©ologie Ă©tait riche : câest une merveille pour les yeux.
La végétation est rustique
En fin de soirĂ©e, mon pĂšre et moi partons faire une petite excursion de 2-3 h vers un sommet proche de 2500m. Nous sentions que nous nâavions pas assez marchĂ©. Aline reste au gite et fait connaissance avec 2 bretons (Isabelle et Sylvain), ainsi quâavec des suisses qui sont prĂ©cĂ©dĂ©s dâune caravane impressionnante (guides, muletiers et cuisiniers).
Une géologie variée
Au soir dans le gĂźte nous prendrons notre premier repas berbĂšre : un tajine omelette avec tomates, oignons, Ă©chalotes, Ă©pices avec le pain berbĂšre qui va bien. Câest un vĂ©ritable dĂ©lice.
Quelle richesse minérale
Voila le dĂ©but dâune nuit bien fraiche, une brume fine tombe peu Ă peu. Nous choisissons de dormir sur la terrasse, cela nous permettra de tester la tempĂ©rature durant la nuit Ă 1850m. Au gite tout le monde semble Ă©tonnĂ© et se pose la question de savoir comment nous allons dormir dehors ?! Lahcen nous fournit un tapis (quel muletier !!). Puis il se jette sur le 1er matelas gonflable et nous aide Ă gonfler les oreillers, il est assez perplexe et curieux Ă la fois de voir ce matĂ©riel. Le voila soulagĂ© de savoir que nous passerions une bonne nuitĂ©e.
Mercredi 12 mai 2010
Section titled âMercredi 12 mai 2010âNous partons de AĂŻt AĂŻssa encore sous la brume accompagnĂ©e dâun vent frais. Nous ne profitons pas du paysage durant toute la matinĂ©e. Nous nous dirigeons vers les grandes cascades dâAzib Tamsoult. Nous atteignons un refuge Ă midi oĂč nous retrouvons les deux suisses et leur caravane, puis nous dĂ©jeunons sur la terrasse au soleil.
Petit déjeuner
SaĂŻd nous a prĂ©parĂ© une assiette de riz et de lĂ©gumes Ă la marocaine en entrĂ©e. LâaprĂšs midi nous partons en compagnie des suisses avec leur guide Rachid pour les fameuses cascades en profitant dâun ciel parfaitement dĂ©gagĂ©. La montĂ©e en valait vraiment la peine car les cascades sont de taille dĂ©mesurĂ©e de 30 Ă 40 mĂštres. Aline redescend avec les suisses au refuge et GĂ©rard et votre narrateur continuons lâascension au dessus des cascades jusquâau refuge de lepiney qui se situe Ă environ 3000 mĂštres dâaltitude. Cette excursion nous prendra pas moins de 4 heures.
Cascade dâIrhoulidĂšne
Refuge Lépiney
AprĂšs une mise au point entre les suisses et Rachid sur leur planning : petit bug, il leur manque une journĂ©e !! Ils partiront immĂ©diatement pour le refuge du Toubkal. Les muletiers passeront par Imlil et les suisses et Rachid par les crĂȘtes. En moins dâune demi heure nous nous retrouvons seuls au refuge avec le gardien SaĂŻd. Mohamed, le gardien dâun refuge voisin vient nous rejoindre dans la soirĂ©e. Nous passerons une superbe soirĂ©e avec les berbĂšres composĂ©s de chants et de bonnes rigolades jusquâau moment oĂč ils jugeront bon de repartir dans leur village rejoindre leurs gazelles respectives. En trombe ils descendent dans la vallĂ©e en faisant la course : un peu fou ces berbĂšres !!
Paysage de haute montagne
Nous nous retrouverons Ă quatre dans le refuge avec la cocotte minute sur le feu et le tajine cuisant. Il faisait vraiment froid dehors et la brume nous envahit Ă nouveau. Lahcen dĂ©cide de faire un feu Ă lâintĂ©rieur du refuge nous obligeant Ă un repli stratĂ©gique vers lâextĂ©rieur. Riant Ă gorge dĂ©ployĂ©e, nous sortons le foyer et ouvrons les fenĂȘtres pour Ă©viter lâasphyxie. Le refuge nâayant pas encore lâĂ©lectricitĂ©, Lahcen alluma la lumiĂšre au gaz qui ne fonctionnera quâĂ peine 2 minutes, une rĂ©paration au sparadrap sâimpose. On sent encore lâodeur du gaz qui fuit Ă travers le bricolage maison.
Cascades vue de haut
Voici lâun des meilleurs moments du sĂ©jour, nous mangeons une soupe dans laquelle nous rajoutons des morceaux de pain. Le repas se poursuit avec un tajine qui est composĂ© de viande de mouton, lĂ©gumes un peu brulĂ©s, assaisonnement avec du cumin et une Ă©pice rouge (Barbara?).
Feu Ă lâintĂ©rieur du refuge
Finalement nous dormons dans le refuge avec des banquettes comme lit et oreillers.
Aline essaye de me disturber
Jeudi 13 mai 2010
Section titled âJeudi 13 mai 2010âRetour Ă Imlil sous une brume encore plus Ă©paisse que les jours prĂ©cĂ©dents : nous nâavons quasiment aucune visibilitĂ©. Nous croiserons un groupe composĂ© dâune douzaine de VTT qui va perturber notre mule dans son Ă©lan. Elle prit un chemin de traverse aprĂšs quelques ruades, Lahcen lui courant aprĂšs. GĂ©gĂ© et moi, pressĂ©s de se dĂ©gourdir les jambes partons en trombe dans la montĂ©e terminal du col. Nous disposerons tout au long de la route des cairns ornĂ©s dont la signification doit encore demeurer mystĂ©rieuse Ă la plupart des promeneurs.
Gite de montagne
Cairn orné
Nous arrivons au col pour changer de vallĂ©e et nous croisons un Ă©norme bĂ©tail composĂ© de chĂšvres et de moutons. Les bergers nous offrent un thĂ© et nous discutons avec un autre groupe tchĂšque. Il commence Ă pleuvoir, et le baromĂštre commence franchement Ă descendre. Il y aurait-il un lien avec les vocalises dâAline la veille ou avec lâĂ©ruption du volcan islandais ??
Ca câest du sucre en morceau
Le thé est une tradition au Maroc
La pluie devient plus dense lorsque nous arrivons chez notre guide Omar. Nous nous retrouvons avec deux hollandais qui eux aussi font une boucle autour du Toubkal. Lahcen nous invite chez lui pour prendre le thĂ© et grignoter du pain avec du beurre. Il offre Ă Aline une petite boite berbĂšre en mĂ©tal. Nous faisons connaissance avec sa famille, son fils, ses deux filles et sa femme ainsi que son petit fils. Seul son fils savait lire et Ă©crire, il fera lâinterface entre nous et son pĂšre. Lahcen nous montre ensuite les photos et cartes postales quâil avait reçu de ces diffĂ©rents clients depuis quâil Ă©tait muletier (Ă lâage de 18 ans).
Aline fait preuve dâautoritĂ©
Chez Lachen
Nous regagnons ensuite le gite et Omar nous offre un repas du soir bien complet avec Soupe, Couscous et ThĂ©. La pluie tombe de plus en plus et lâĂ©norme averse est totalement inattendue pour une journĂ©e de mai. Obliger de rallumer le chauffage Ă gaz et de se blottir sous les couvertures pour finir le repas. Lâeau commence Ă filtrer et traverser la terrasse au dessus de nous, et commençons Ă prendre lâeau par endroit. Nous disposons des sceaux Ă droite Ă gaucheâŠ
Il fait froid
Heureusement que la nuit sera passée dans le gite car les précipitations sont importantes.
Vendredi 14 mai 2010
Section titled âVendredi 14 mai 2010âAujourdâhui dĂ©part de chez le guide Omar pour rejoindre le refuge du Toubkal. A notre rĂ©veil, grosse surprise : le paysage est tout blanc, il a neigĂ© partout !! Il continue encore Ă pleuvoir et nous ne savons que faire, devons nous attendre un journĂ©e au gite que le temps soit plus clĂ©ment ?? finalement non, la pluie sâarrĂȘte et la neige commence Ă fondre, le ciel bleu et le soleil reviennent Ă grands pas. Ouf, aucun dĂ©calage dans notre programme.
Imlil, point de départ pour le Toubkal
Lahcen nous rejoint avec la mule et nous prenons le chemin du refuge. Nous passerons Ă lâĂ©picerie prendre pommes de terre, carottes, oignons rouges, viande de mouton car Lahcen a pour projet de nous prĂ©parer un tajine le soir au refuge (5kg pour moins de 50 dirhams).
Ancienne vallée glaciÚre
En passant dans Imlil, les vendeurs nous accostent de toutes parts dont un vendeur de bijoux illettrĂ© dâune cinquantaine dâannĂ©es qui connaissait les dĂ©partements français par cĆur sans jamais y ĂȘtre allĂ© : bluffant !!
Lahcen, notre muletier
Nous dĂ©butons lâascension sous un ciel bleu tel que nous ne lâavions plus vu depuis 3 jours. Finalement Lahcen rĂ©gla le tempo de la mule et du groupe de maniĂšre Ă ce quâAline progresse sans difficultĂ©s. Sur le trajet, nous prendrons une pause dâune vingtaine de minutes pour assister Ă la naissance dâun petit chevreau noir.
Naissance du cheveau
Pendant notre pause du midi, nous observons la mise Ă mort dâune vache dans le village situĂ© sur le versant opposĂ©. Des choucas nous survolent rĂ©guliĂšrement, Ă lâaffut du moindre reste de nourritures. AprĂšs une pause avec thĂ© mais sans sieste, nous entamons la montĂ©e qui comporte environ 1000 mĂštres de dĂ©nivelĂ©. En chemin nous faisons une halte dans un stand situĂ© Ă une heure de marche du refuge dans lequel nous prendrons Ă nouveau le thĂ©.
Il a neigé il y a peu
Nous apercevons les deux refuges, le premier marocain est le refuge dit âdes mouflonsâ et le second est un refuge Club Alpin Français. Le CAF coute 90 dirhams la nuitĂ©e contre 110 aux mouflons mais Lahcen tient absolument Ă sâarrĂȘter au premier refuge pour pouvoir faire plus librement la cuisine. En effet aprĂšs avoir troquĂ© plusieurs lĂ©gumes et Ă©pices avec dâautres cuisiniers du refuge, Lahcen nous apporte le tajine tant espĂ©rĂ© qui sâavĂšrera comme Ă lâaccoutumĂ©e : excellent !! La cuisine berbĂšre est vraiment savoureuse et lâon sây habitue trĂšs vite.
Cahute touristique
Nous avons dĂ©cidĂ© de dormir dehors ce soir, GĂ©gĂ© et moi Ă la belle Ă©toile et Aline dans la tente prĂšs de deux Ă©tudiants marocains de Rabat. Ceux ci semblent sous-Ă©quipĂ©s pour effectuer lâascension du Toubkal. Lorsque quâils apprennent que nous envisagions de dormir dehors, ils affirmĂšrent que nous serions morts demain matin. Nous nous rendons compte quâil nâest pas courant de dormir en altitude Ă la belle Ă©toile et tout le monde nous invite formellement Ă dormir au gite. Outre lâaspect commercial et financier, les tenanciers du gite sâinquiĂštent tout de mĂȘme pour notre sĂ©curitĂ©. Nous nous acquitterons de 100 dirhams pour trois alors que deux dâentre nous dorment dehors.
Refuges du Toubkal
Aline fait connaissance au coin dâune cheminĂ©e avec un couple de français de Haute-Savoie qui envisage le sommet du Toubkal le lendemain alors que nous montons la tente. Nous interrogeons Lahcen sur la difficultĂ© de lâascension, pour savoir si Aline est en mesure de la rĂ©aliser. Sa rĂ©ponse est sans appel, il semblerait plus indiquĂ© quâAline se repose au refuge (3150 mĂštres). Mais comme dit souvent Lahcen âcâest comme tu veux!!â. Au final, la dĂ©cision est prise, Aline nous attendra au refuge.
Samedi 15 mai 2010
Section titled âSamedi 15 mai 2010â6h00
Lever pour GĂ©gĂ© et Niko et rangement rapide du camps, rĂ©organisation des sacs pour effectuer lâascension. Nous mangeons de façon symbolique et dĂ©collons 5 minutes plus tard pour suivre des groupes dĂ©jĂ engagĂ©s car nous nâavons pas de guide. Lahcen restera au refuge avec Aline, elle restera dormir jusquâaux premiers rayons de soleil. Lahcen lui prĂ©para ensuite un petit dĂ©jeuner composĂ© de thĂ©, pain, beurre, confiture, et vache qui rit.
Il y a plus de neige au dessus de 3800m
Au delĂ des 3900 mĂštres, nous ralentissons un peu. Nous avons doublĂ© de nombreux groupes durant lâascension mais une envie de vomir nous indique quâil est peut-ĂȘtre nĂ©cessaire de ralentir la cadence. Jâenvisage de couper le chemin de crĂȘte pour essayer de doubler les espagnols qui nous tiennent tĂȘte. Ils arriveront tout de mĂȘme quelques minutes avant moi au sommet. Jâattends GĂ©rard en compagnie dâune Française ayant tous les symptĂŽmes du mal aigu des montagnes. 30 minutes plus tard, il me rejoint et aprĂšs une myriade de photos, nous nous dĂ©cidons Ă redescendre dâun bon pas. Le panorama du sommet est sympathique mĂȘme si nous regretterons un peu le manque de neige. Un grand nombre de sexagĂ©naires que nous avions croisĂ© Ă lâaller ont certainement fait demi tour car nous ne les croiserons pas ni au sommet, ni Ă la descente.
Sommet du Toubkal avec sa pyramide de métal
Je reviens au refuge aprĂšs 4h30 aller retour, et GĂ©rard boucle le sommet en 5h30. Nous sommes dans les premiers Ă regagner le refuge. Le temps de boire un thĂ©, de faire une petite sieste et nous reprenons la route pour la fin de notre pĂ©riple en compagnie de Lahcen (descente vers Imlil). Nous emmenons avec nous les deux jeunes marocains (et leurs sacs) dont lâun dâentre eux a subi une ophtalmie due Ă une manque de protection lors de lâascension. Il se retrouve comme aveugle, les yeux gonflĂ©s, rouges et en pleur. La descente nous parait infinie, enfin nous arrivons au centre dâImlil.
Vu sur lâanti-Atlas
Nous prenons un jus dâorange et du Coca Cola et nous discutons dâitinĂ©raires possibles pour les quelques jours qui nous restent avant notre retour Ă Marrakech. Nous remercions Lahcen pour tost ces bons services et moments passĂ©s ensembles. Il nous aura bien fait rire et il aura bien pris soin de nous durant le sĂ©jour.
Vue sur lâAtlas
AprĂšs avoir grimpĂ© 1000 mĂštres de dĂ©nivelĂ© et en avoir descendu 2000, nous voila seuls avec nos sacs totalement hagards. Nous nâavons ni guide, ni mules et nous ne savons oĂč aller. Lahcen nous indique la sortie dâImlil et nous prenons la direction Taddert que nous traversons rapidement. A lâentrĂ©e du village dâAguersioual, nous trouvons un petit coin avec un canal dâirrigation et u chemin Ă proximitĂ©. Nous ne nous faisons pas prier pour dormir, ce fut une journĂ©e chargĂ©e.
Descente vers le refuge
Dimanche 16 mai 2010
Section titled âDimanche 16 mai 2010âPremiĂšre journĂ©e seule, nous nous rendons rapidement compte que les chemins Ă emprunter ne sont pas si Ă©vidents que cela, mĂȘme avec cartes et GPS car ici aucun panneau nâindique les villages avoisinants. Nous parvenons tant bien que mal Ă nous diriger grĂące aux indications des personnes rencontrĂ©es sur notre chemin.
Un lever difficile
Des paysages inoubliables
Au programme ce jour : passage de deux cols, le premier Tizzi NâAguersioual pour arriver Ă Amskere (autre vallĂ©e Ă cotĂ© dâImlil). Ascension et descente dans la matinĂ©e et nous trouvons un coin sympathique Ă lâombre de noyers et proche dune dâirrigation pour nous restaurer.
Jeune berbĂšre
Encore des sentiers colorés
Nous faisons la rencontre dâun jeune garçon qui nous dirigea vers son village et nous indiqua le bon itinĂ©raire pour le second col (Tizzi NâTiretene) en direction du village dâImsourene. Nous dormirons encore une fois Ă la belle Ă©toile, nous attirons lâattention de quelques personnes sur notre promontoire Ă cotĂ© du ruisseau.
Rare source dâombre
Les villages sont perchés sur les montagnes
PremiĂšre douche de nuit pour Niko au ruisseau et lavage de quelques habits puis feu de poubelle Ă lâessence. Une pierre chacun au bout de pieds pour Ă©viter le contrebas durant la nuit.
Moyenne montagne
Paysage contrasté
Lundi 17 mai 2010
Section titled âLundi 17 mai 2010âPremier rĂ©veil sans petit dĂ©jeuner, nous constatons une diminution importante de nos sacs de nourriture. Par chance en traversant les premiers villages, lâhospitalitĂ© berbĂšre nous rendra bien service (vers Agadir, le villageâŠ). Mohamed nous accueille dans son salon et nous apporte du pain encore chaud, du thĂ©, du beurre, de lâhuile dâolive et de la confiture. Des berbĂšres nous guident vers le bon chemin gracieusement, nous passerons un col et progresserons rapidement. Peut ĂȘtre nous devrions ralentir !! Nous passons Tidli et allons vers Tissili.
LâhospitalitĂ© berbĂšre
Quelle maconnerie en pierre seche
Nous nous arrĂȘtons pour Ă©tablir le campement avant ce village. Nous ne marcherons que le matin. Un grand noyer nous attire et un terrain idyllique apparait : zone plate, un ruisseau avec une petite cascade. Une grande opĂ©ration nettoyage a lieu : lessivage au savon des vĂȘtements, essorage rudimentaire puis Ă©tendage prĂ©caire (rochers les mieux exposĂ©s). Nous profiterons dâun climat agrĂ©able pour passer Ă la douche. AprĂšs ces rafraichissements, nous passerons au ravitaillement alimentaire. âLe chef nous conseille ce jour : bolino de hachis-parmentier associĂ© Ă un royco en purĂ©e puis un thĂ© au miel Ă la bergamoteâ.
Le paysage est vert
Les batons ca sert !
Le temps devient tendancieux, quelques formations nuageuses nous laissent perplexes. Puis beaucoup de vent pas moment, Ă suivre⊠GĂ©gĂ© et moi dĂ©cidons dâaller voir comme des âtrous dans la rocheâ dans des falaises au dessus de notre campement : spĂ©lĂ©o en vue ? Pendant notre escapade, Aline ramasse du bois pour la prĂ©paration du foyer de ce soir. Ici le terrain est vraiment sec, brindilles au programme car les souches des arbres morts environnants ne sont pas prĂȘtes dâĂȘtre dĂ©logĂ©es du sol.
Demoiselles coiffées
Jour de lessive
Avant notre feu de joie, petit souper et le chef nous propose ce soir : âpĂątes au thon au royco Ă lâoignonâ. Des insectes par milliers jonchent le sol, les roches deviennent de vĂ©ritables hĂŽtels Ă coccinelles. Notre feu sâĂ©ternise jusquâĂ la nuit (1h30 du matin) avec du bois, et des poubelles.
SĂ©chageâŠ
Visite des mines
Sur une zone dĂ©-pierrĂ©e, nous installons notre couchage Ă lâĂ©cart du noyer et donc des coccinelles. Nous nous rendons vite compte que ce beau terrain nâest autre quâune belle savonnette pour la nuit.
Entrée de mine
Hotel Ă coccinelles
Une fois installés, nos grosses pierres disposées à nos pieds nous ont été utiles. Le climat sera finalement clément durant la nuit, mais nous finirons ratatiner sur nos cailloux.
Un petit feu ;)
Veillée auprÚs du feu
Mardi 18 mai 2010
Section titled âMardi 18 mai 2010âSur une piste trĂšs facile Ă suivre, nous quittons notre vallĂ©e idyllique pour passer le dernier col important des contreforts de lâAtlas. Le paysage se verdit et les cultures fleurissent tout au long de notre parcours. Notre ventre crie famine car nous nâavons rien pour dĂ©jeuner. Au passage Ă proximitĂ© dâun village, des gens nous invitent Ă prendre le thĂ© chez eux avec quelques collations dont les berbĂšres ont le secret.
Petite collation
Si Aline nous guide, on est mal !
Nous reprenons notre route pour descendre dans la vallĂ©e menant vers Asni. Nous trouvons meilleurs chemins que le lit assĂ©chĂ© dâun oued que nous parcourons en compagnie dâune femme berbĂšre se rendant dans un village en contrebas. Nous hĂ©sitons longuement Ă la prendre en photo, mais Ă peine nous sĂ©parant nous restons figĂ©s quand celle-ci dĂ©gaine son appareil photo pour nous prendre âŠ
Nous quittons la montagne progressivement
Le relief sâassagit rapidement
Le temps semble menaçant, nous sommes arrivés dans le creux de la vallée prés de la riviÚre. Nous envisageons de dormir dans le creux de la montagne dans un abri naturel sous roche. Aline non contente de cet perspective nous obligea à envisager une autre solution. Aussi nous dormirons à la belle étoile, calés sur un arbre.
Un abri de fortune ?
Mercredi 19 mai 2010
Section titled âMercredi 19 mai 2010âNous poursuivons la piste au matin, et nous continuons Ă perdre de lâaltitude. Nous croisons maintenant sur la piste des convois improbables dont la sĂ©curitĂ© nous laisse perplexe. Quelques vieux reliquats de travaux sur cette piste nous amĂšnent au contact Ă la civilisation.
Bus berbĂšre
Vestige automobile
Nous dĂ©barquons dans la ville dâAsni, plus perdus que jamais. Dans notre dĂ©sarrois, un guide marocain arrĂȘte son vĂ©hicule pour nous proposer son aide que nous acceptons volontiers. Il nous propose un accueil villageois pour la nuit avec pension complĂšte.
Un repas chez lâhabitant
Nous le suivons, et nous retrouvons dans une famille berbĂšre avec un confort dont lâhabitude nous avait quittĂ© depuis longtemps. A peine arrivĂ©s, on nous sert un repas digne de la faim qui nous animait. Durant lâaprĂšs-midi nous accompagnons les deux filles pour faire les courses au marchĂ© pour le repas du soir.
Aline prend des notes pour rediger ce compte rendu
Le repas du soir, ainsi que les activités annexes furent fort agréables. Nous pûmes prendre une douche chaude qui ne fut pas de refus !! Nous dormirons dans un salon de toute beauté.
Jeudi 20 mai 2010
Section titled âJeudi 20 mai 2010âAprĂšs un petit dĂ©jeuner copieux, nous nous dirigeons vers la place dâAsni oĂč les taxis attendent leur clientĂšle. AprĂšs une petite nĂ©gociation, nous paierons 70 dirhams le trajet pour 3 jusquâĂ Marrakech.
MarchĂ© dâAsni
Monument a Marrakech
Au centre de Marrakech, nous trouvons un hĂŽtel prĂšs de la grande place dont le prix dĂ©fiait toute concurrence (70 dirhams la nuitĂ©e par personne). Les restaurants aussi Ă©taient forts compĂ©titifs sur la grande place principale qui regorge dâactivitĂ©s humaines.
Grande place de Marrakech
Le souk
Nous dĂ©couvrirons durant lâaprĂšs midi les souks et les tanneries de Marrakech dont lâagitation nous agace particuliĂšrement. AprĂšs 2h30 dâerrance dans les rues Ă©troites et bondĂ©es sous un soleil de plomb, nous regagnĂąmes lâhĂŽtel avant de passer Ă la sieste.
Les tanneries, haut lieu de la puanteur
Vente dâĂ©pices
AprĂšs un repas sans histoire, nous folĂątrons dans les rues de Marrakech la nuit, dont lâagitation dĂ©passe lâentendement.
La nuit la vie bat son plein
Quelques marchands font leur numéros
Vendredi 21 mai 2010
Section titled âVendredi 21 mai 2010â
Une ville animée
Nous passerons une matinĂ©e dans les jardins de Marrakech auprĂšs dâune grande mosquĂ©e avant de regagner lâaĂ©roport en taxi.
Grande Mosquée
Les cigognes nichent dans les jardins
Samedi 22 mai 2010
Section titled âSamedi 22 mai 2010âDĂ©part de Marrakech en avion Ă 10h30 aprĂšs une nuit dehors aux portes de lâaĂ©roport.
LâAeroport, merveille dâarchitecture
Le 2011-02-15
Portfolio
Section titled âPortfolioâ